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18/11/2009

VIVOweb : un FaceBook pour les chercheurs

Les "National Institutes of Health" (NIH) vont financer le développement d'un réseau social professionnel à destination des scientifiques dont le but est d'améliorer les collaborations en recherche biomédicale, et d'accélérer les découvertes. Sept universités vont recevoir 12.2 millions de dollars pour mettre en place ce réseau appelé "VIVOweb", destiné à être étendu par
la suite au reste des Etats-Unis.

Le réseau "VIVOweb" basé sur la technologie "VIVO", développée à l'Université Cornell (New York) depuis 2003, vise à améliorer significativement l'exploitation des informations scientifiques, à comparer les recherches en cours dans d'autres institutions de recherche, à renforcer les collaborations en recherche translationnelle, et à faciliter les recherches multidisciplinaires.

Lire l'article complet sur VIVOweb, accélérateur de découvertes

05/10/2009

QI et châtiment corporel

806 enfants américains âgés de 2 à 4 ans, et 704 âgés de 5 à 9 ans, ont participé à une étude sur le châtiment corporel dirigée par le Pr. Strauss. Ces deux groupes ont à nouveau subi des tests quatre années plus tard. Les enfants âgés de 2 à 4 ans qui ne reçoivent pas de fessées ont des quotients intellectuels en moyenne 5 points au dessus de ceux des enfants qui reçoivent des fessées, selon l'étude. Par ailleurs, les enfants âgés de 5 à 9 ans qui ne reçoivent pas de fessées ont en moyenne des quotients intellectuels plus élevés de 2,8 points que les enfants de cet âge qui reçoivent des fessées. Le chercheur a même établi un lien entre le QI moyen des habitants d'un pays et le nombre de personnes donnant la fessée à leurs enfants. Pour cela, Murray Strauss et ses collègues de 32 nations ont utilisé des données portant sur le châtiment corporel expérimenté par plus de 17 400 étudiants quand ils étaient enfants. La baisse du QI induite par le châtiment corporel s'expliquerait par deux raisons, selon le chercheur. Tout d'abord, la punition corporelle entraîne un grand stress pour les enfants qui la subissent 2 ou 3 fois par semaine. Ensuite, le stress lié au châtiment corporel entraîne une augmentation des symptômes post-traumatiques, tels que la peur que des choses terribles puissent arriver, et le fait d'être facilement surpris.

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01/09/2009

Hallucinations auditives : micro-sillons cérébraux...

Plus de deux schizophrènes sur trois entendent des voix. Certains croient qu'elles s'adressent à eux directement "dans leur tête". D'autres croient percevoir un discours extérieur. Ces hallucinations pourraient s'expliquer par de subtiles différences dans l'anatomie de leur cerveau, selon les observations d'une équipe française publiées en ligne le 7 août sur le site de la revue Schizophrenia Bulletin.

Les hallucinations auditives verbales font partie des symptômes les plus courants de la schizophrénie : ces phénomènes délirants seraient présents chez 70 % des personnes atteintes par la maladie, une pathologie qui touche 1 % de la population selon l'Organisation mondiale de la santé. Les deux psychiatres à l'origine, il y a un siècle, du concept de schizophrénie, Emil Kraepelin et Eugen Bleuler, distinguaient deux grandes classes d'hallucinations auditives verbales, selon qu'elles étaient perçues comme venant de l'intérieur ou de l'extérieur de leur tête.

Des études plus récentes ont confirmé cette distinction et identifié trois dimensions indépendantes pour ces hallucinations : la complexité du langage, qui devient hermétique pour les tiers, les erreurs d'attribution (à soi ou à un autre) et la localisation spatiale des voix. Si les deux premières ont déjà été documentées par l'imagerie médicale, cela restait à faire pour la localisation spatiale.

C'est ce qu'a réalisé, au moyen de l'imagerie par résonance magnétique (IRM), l'équipe réunie autour d'Arnaud Cachia (Unité de recherche Inserm-CEA, Orsay), qui comprenait aussi des psychiatres de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris.

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LE MONDE, 22/08/2009

27/08/2009

Ça vous gratouille ou ça vous chatouille ?

Les neurones de la démangeaison découverts !

Des scientifiques ont mis en évidence chez la souris les neurones sollicités lors d'une démangeaison et qui signalent au cerveau la nécessité de se gratter.

Cette découverte va peut-être calmer une question qui titille depuis longtemps les neuroscientifiques : est-ce que le système nerveux traite de la même manière la sensation de douleur et d'irritation ? Les chercheurs se demandaient si la démangeaison était juste un type de douleur ou si elle correspondait à des voies nerveuses distinctes. Jusqu'à présent il était difficile de conclure mais une nouvelle étude réalisée par des scientifiques américains et chinois devrait permettre d'y voir plus clair.

Les chercheurs avaient déjà établi qu'un récepteur neuronal appelé GRPR était impliqué dans la sensation de démangeaison mais pas dans celle de la douleur. Ils montrent maintenant que des souris dont la moelle épinière est dépourvue de neurones avec récepteurs GRPR ne se grattent plus en présence d'un stimulus irritant tout en gardant la même sensibilité à la douleur.

Les neurones exprimant les récepteurs à GRPR s'avèrent distincts d'un autre groupe de cellules nerveuses, les neurones SST, qui étaient au cœur du débat. Cette découverte, publiée dans la revue Science, suggère ainsi que les neurones à récepteur GRPR représentent la voie de sensibilité à la démangeaison tant recherchée dans la moelle épinière.

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NOUVELOBS.COM 07.08.2009

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24/08/2009

Génétiquement inégaux face au sommeil.

Une équipe de neurologues de l'université de Californie a identifié une mutation sur le gène DEC2, chez une mère et sa fille qui n'ont besoin que de 6 heures de sommeil par jour, alors que le reste de leur famille dort 8 heures. Les chercheurs ont introduit ce gène muté chez des souris et des drosophiles, et ont vérifié que ces animaux dormaient moins et avaient moins besoin de récupération après avoir été privés de sommeil. Selon Mehdi Tafti, professeur de génétique du sommeil et de ses troubles à l'université de Lausanne, "cette étude est la première à isoler un gène – ou sa mutation – qui pourrait être associé au temps de sommeil nécessaire, chez les mammifères comme chez les invertébrés". Francis Rouyer, spécialiste de génétique moléculaire des rythmes circadiens à l’Inserm, estime que ce travail est "très intéressant mais encore préliminaire".

Le Monde – 17/08/09

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09/08/2009

Les enfants aussi peuvent être en dépression !

La dépression chez les enfants de trois ans n'est pas un état grincheux passager mais une maladie grave. Une étude américaine montre pour la première fois qu'une dépression sévère peut être chronique, même chez les plus petits, contrairement à l'idée largement admise.Jusqu'à très récemment, "les gens ne prêtaient pas vraiment attention aux troubles dépressifs des moins de 6 ans. Ils ne pensaient pas que cela puisse arriver (...), les enfants de moins de 6 ans étant affectivement trop immatures pour éprouver cela", explique la principale auteure de l'étude, Joan Luby, psychiatre à l'Université de Washington.

Deux enfants sur cent

On savait par des études antérieures que la dépression touchait à un moment ou un autre environ 2% des enfants d'âge pré-scolaire, soit quelque 160'000 d'entre eux. Mais on ignorait si elle pouvait devenir chronique dès cet âge précoce. L'équipe de Joan Luby a suivi pendant deux ans 200 enfants âgés de 3 à 6 ans, dont 75 chez lesquels avait été diagnostiquée une dépression sévère. Les sujets ont subi jusqu'à quatre examens de santé mentale.

Financée par les Instituts nationaux de santé mentale et publiée dans le numéro d'août des "Archives de psychiatrie générale", l'étude ne se penche pas sur le traitement de la dépression, qui est sujet à polémique dans le cas d'enfants aussi jeunes. Parmi les enfants initialement déprimés, 64% l'étaient toujours ou présentaient un épisode dépressif récurrent six mois plus tard, et 40% connaissaient toujours des problèmes deux ans plus tard.

Mères dépressives

Au total, près de 20% présentaient une dépression persistante ou récurrente, au vu des résultats des quatre examens. La dépression était plus fréquente chez les enfants dont les mères souffraient elles aussi de dépression ou d'un quelconque trouble de l'humeur, et chez ceux qui avaient subi un traumatisme, comme la mort d'un proche ou des abus physiques ou sexuels. Au risque de surprendre les profanes, la notion de dépression chez des enfants cet âge est de mieux en mieux acceptée par les psychiatres.

La psychologue Lisa Cosgrove de l'Université du Massachusetts se montre quant à elle réticente à qualifier des enfants d'âge pré-scolaire de "dépressifs". Elle souligne en effet que les outils diagnostiques d'évaluation des maladies mentales chez des enfants si jeunes ne sont pas aussi bien testés que ceux utilisés chez les adultes.

Et d'ajouter que si le traitement est important pour les enfants malades, "il faut juste s'assurer que ces interventions ne sont pas compromises par des pressions de l'industrie pharmaceutique qui veut vendre ses produits". Pour Helen Egger, la psychothérapie devrait être le premier traitement proposé, avant les médicaments du type Prozac.

Graves conséquences

De son côté, David Fassler, professeur de psychiatrie à l'Université du Vermont, souligne que la dépression est très rare chez les tout petits, mais que sans traitement "elle peut avoir des conséquences néfastes et souvent durables sur le développement social et émotionnel de l'enfant".


rsr.ch 4 août 2009